3 articles sur La ménopause ou pré-ménopause et Pour un passage en douceur

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Des solutions pour bien vivre la ménopause Découvrez les conseils pour lutter contre les troubles liés à la ménopause

Le sommeil : Chez certaines femmes, la ménopause peut entraîner des troubles du sommeil. Les conseils à appliquer sont les mêmes qu’en cas d’insomnie classique : il faut d’abord veiller à bannir les excitants (café, tabac, alcool, etc…).
La prise de somnifères peut être évitée en ayant recours à des méthodes naturelles qui ont vu leur efficacité reconnue, comme le yoga, les massages relaxants ou les plantes en tisane.

Les troubles de l’humeur : La ménopause peut aussi provoquer des troubles de l’humeur. En plus d’être un évènement perturbant dans la vie des femmes, la baisse d’hormones comme les oestrogènes ou la progestérone entraîne un bouleversement hormonal.

Certaines femmes considèrent aussi la ménopause comme un pas vers la vieillesse et une perte de leur féminité. Cet état d’esprit peut entraîner une irritabilité voire un état dépressif.
Le recours aux plantes constitue une bonne alternative à l’hormonothérapie. L’huile essentielle de lavande donne de bons résultats à raison d’1 à 4 gouttes par jour à prendre sur un comprimé neutre ou sur la langue.

L’ostéoporose : La production œstrogènes, une hormone préservant la masse osseuse, diminue brutalement entraînant une perte de résistance des os à la ménopause. Pour se protéger de l’ostéoporose (dont les signes apparaissent 15 à 20 ans après le début de la ménopause), il est important de veiller à avoir un apport suffisamment élevé en calcium et en vitamine D. Il est impératif d’arrêter de fumer et de boire trop d’alcool tout en pratiquant une activité sportive afin de garder une bonne forme physique.

Le vieillissement de la peau : La baisse du taux œstrogènes et la production amoindrie de collagène à la ménopause sont responsables de l’accélération du vieillissement cutané. Pour y remédier, des méthodes naturelles peuvent être employées. Les alpha-hydroxyacides, les acides naturels de fruits (AHA) que l’on trouve dans certains produits de beauté, améliorent visiblement l’aspect de la peau. La vitamine C et le thé vert limitent aussi le vieillissement de la peau.

La baisse de libido : Le désir sexuel féminin est lié à la présence œstrogènes et d’androgènes, des taux qui chutent à la ménopause. De plus, l’absence de règles fait apparaître un assèchement des muqueuses vaginales chez certaines femmes diminuant ainsi la stimulation sexuelle. La communication au sein du couple est certainement la solution clé pour contrer la baisse de libido, mais il est possible d’avoir recours à des lubrifiants et de travailler pour contrôler le stress et l’anxiété qui paralysent de nombreuses femmes.

Les risques cardio-vasculaire et vasculaire cérébrale : A la ménopause, le taux de « mauvais » cholestérol (LDL) a tendance à augmenter, tout comme les risques de maladies cardio-vasculaires et vasculaires cérébrales . Pour se protéger face à ces dangers, l’alcool et le tabac sont à bannir impérativement.
Il faut également miser sur une alimentation saine et équilibrée, riche en fruits et légumes, qui apportent à l’organisme des fibres solubles, en isoflavones que l’on peut trouver dans le soja et en Omégas-3. L’activité physique, même modérée est aussi reconnue pour réduire les risques cardiaques.

Les bouffées de chaleur : 50 à 80 % des femmes sont concernées par les bouffées de chaleur à la ménopause, qui sont parfois accompagnées de palpitations et de sueurs nocturnes. Elles se caractérisent par une élévation subite de la température du corps. C’est en général à cause de ces bouffées de chaleur que les femmes sont tentées d’avoir recours à l’hormonothérapie. Il est conseillé d’avoir toujours sur soi une boisson rafraîchissante et d’apprendre à se détendre. L’aromathérapie donne de très bons résultats.

La prise de poids : Une majorité des femmes a tendance à prendre un peu de poids à la ménopause. Il faut cependant résister à la tentation de faire un régime draconien car pendant cette période, le risque de carences doit absolument être évité. Il faut plutôt veiller à avoir une alimentation plus saine en évitant les plats préparés, être à l’écoute de son corps et de sa faim et bouger régulièrement. Tout en stimulant le moral, l’activité réduira l’apport calorique et donc limitera la prise de poids.

Préménopause ou ménopause :

Chamboulement hormonal : bouffées de chaleur. L’équilibre est malheureusement presque inévitable puisque 75 à 80% des femmes en souffre. Enfin, inévitable en occident, car au japon, ce symptôme est si rare qu’il n’existe pas de mot pour le décrire !

Souvent, les bouffées de chaleur s’insinuent subrepticement dans votre vie 3 à 4 ans avant les dernières règles. Elles témoignent sans conteste d’un déséquilibre hormonal, c’est une machine de fabrication fiable de la ménopause. Donc, même si elles ne sont pas graves en soi, elles eu, vous connaissez par cœur. Sinon, voici à quoi ressemblent les réjouissances. Tout commence vers le thorax, ou même l’abdomen. Une sorte de boule de chaleur qui monte à toute vitesse vers votre visage et qui prend possession du corps entier ou presque pendant quelques secondes à quelques minutes. Lorsque les palpitations et la transpiration abondante s’en mêlent, adieu la discrétion  et… le rimmel. Il existe des variantes, et même certaines femmes qui ont des bouffées de froid Mais c’est vraiment rare. La crise s’en va comme elle est venue, laissant derrière elle un visage légèrement rouge ou un corps en sueur.

Curieusement, chaque femme supporte plus ou moins bien cette gène, sans qu’il y ait forcement de rapport entre l’intensité et le rapprochement des bouffées. Certaines femmes sont véritablement handicapées par trois bouffées assez peu violentes par jour, tandis que d’autres tolèrent une bonne dizaine de coups de chaud avec fatalisme et sans en souffrir trop. D’autres encore en comptabilisent à peine une par mois, mais énorme ! Certaines acceptent de les subir en journée, mais ne supportent plus d’être réveillées la nuit par ces bourrasques climatiques.

Pour d’autres qui craignent surtout une gêne dans leur vie professionnelle, c’est l’inverse.

Tout dépend donc du retentissement sur ce qu’on appelle la qualité de vie, éminemment variable d’une femme à l’autre.

Les conseils du thérapeute

*Bougez suffisamment : une heure de marche par jour, c’est un minimum. Un peu de sport est le bienvenu !

*Buvez suffisamment d’eau riche en minéraux.

*Mangez peu aux repas, quitte à en faire 5 à 6 par jour.

*Portez des vêtements en fibres naturelles ( coton, soie…), qui laissent « respirer » le corps.

*Consultez si les bouffées ne passent pas car divers troubles peuvent être responsables, tels qu’un problème de thyroïde, une allergie ou la prise de certains médicaments.

*Méfiez vous des boisons (trop) chaudes (café, thé, chocolat), de l’alcool (y compris le vin), de l’excès de viande et de produits laitiers, des épices.

*Ne vous exposez pas à des variations climatiques intenses et brusques (température très élevée dans la maison et très froide dehors, ou l’inverse).

*Soyez prudente avec le soleil et la chaleur en général (sauna, hammam, douches ou bains très chauds).

*Ne fumez pas.

 Un petit coup de pouce mes dames utilisaient des huiles essentielles.

Quel que soit votre menu, prenez le temps de manger et surtout de bien mastiquer pour favoriser votre digestion.

Dans vos gâteaux, utiliser quelques gouttes d’huile essentielle de cannelle de Ceylan, un coupe faim très efficace.

Dans un yaourt ou une compote une goutte d’huile essentielle de Géranium.

Une goutte d’huile essentielle de sauge sclarée dans une pâte à tarte salée ou un ragoût.

MENOPAUSE : POUR UN PASSAGE EN DOUCEUR

Que se passe-t-il à la ménopause ?

Un capital reproductif différent chez l’homme et chez la femme.

Les femmes et les hommes ne sont pas seulement différents par leur apparence. Ils le sont aussi par leur manière de fabriquer leurs cellules germinales, celles qui leur permettent de se reproduire.

Chez l’homme les spermatozoïdes ne sont produits qu’à partir de la puberté dans les testicules. A partir de la puberté une spermatogénèse permanente génère les cellules vectrices des gènes qui vont être en position pour féconder les ovules.

La production de spermatozoïdes décroît avec l’âge, mais même si l’on parle d’andropause, il ne s’agit pas d’un arrêt brutal et définitif comme celui qu’on observe chez la femme, la ménopause. Potentiellement un homme pourrait continuer à avoir des enfants jusqu’à la fin de sa vie.

Un cas documenté dans le célèbre JAMA (Journal of the American Medical Association) est celui de George Isaac Hughes, né en 1840, qui a eu un fils à 94 ans en 1934 et une fille à 96 ans.

La femme, contrairement à l’homme, non seulement arrive au monde avec toutes ses cellules germinales, tous les ovules qui vont lui permettre de se reproduire, mais avec un excès considérable d’entre elles. Elle en porte plusieurs millions alors que dans sa vie reproductrice qui va de la puberté à la ménopause, elle n’en utilisera au plus, en admettant qu’elle soit fertile de l’âge de 10 ans à l’âge de 50 ans, que 12 fois 40, ce qui fait 480 !

Dès le début de sa vie, une très grande quantité d’entre ces ovules sont « suicidés » par un phénomène qu’on appelle l’apoptose, grâce à des gènes qui programment cette auto-destruction utilisée aussi par exemple pour faire disparaître les palmes héritées de l’évolution que porte à un moment de son développement dans le ventre de sa mère le fœtus, ou pour éliminer les cellules des organes et tissus en fin de vie avant qu’elles ne soient remplacées par des neuves issues des cellules souches.

A la ménopause les ovules qui n’auront par été utilisés seront alors aussi éliminés.

Comme on le sait, sinon, chaque mois, au milieu du cycle, suite à une montée intense d’hormones (la LH ou hormone lutéinisante de l’hypophyse et les oestrogènes), se produit une ovulation. Soit l’œuf est fécondé et peut se développer au cours de la grossesse, soit il ne l’est pas et il est alors évacué avec la muqueuse spongieuse qui avait été préparée pour sa nidation. Ce sont les règles.

Ce cycle s’arrête à la ménopause. Il n’y a plus de variations mensuelles des niveaux hormonaux d’oestrogènes et de progestérone. Ceux-ci s’effondrent. Il n’y a plus non plus de règles.

Une femme est techniquement considérée en post-ménopause quand elle n’a plus eu de règles pendant 12 mois consécutifs (sauf en cas d’allaitement prolongé qui inhibe le cycle ou d’hystérectomie, l’ablation chirurgicale de l’utérus).

La ménopause peut être donc datée rétrospectivement à un an avant la fin de cette période.

La péri-ménopause est une période allant de 2 à 7 ans avant la ménopause et où les troubles peuvent déjà s’installer et être même plus intenses qu’après la ménopause.

La ménopause se produit habituellement entre 45 et 55 ans.

La moyenne est 51 ans dans les sociétés occidentales, mais certaines femmes continuent à avoir des règles après 60 ans (et parfois des enfants).

En France, 7 % des femmes entre 40 et 44 ans et 83 % des femmes entre 50 et 54 ans sont ménopausées.

Les femmes maigres souffrent plus du climatère de ménopause que les femmes plus enrobées ou rondes. Pourquoi ?

Parce que le tissu adipeux peut produire des oestrogènes à partir des androgènes produits par la glande surrénale grâce à des enzymes appelés aromatases.

Par contre de ce fait, les femmes plus rondes, sont plus à risques de cancers hormono-dépendants (seins, ovaires, endomètres), que les femmes maigres.

La ménopause existe-t-elle chez les animaux ?

Elle est rare. On la décrit chez les éléphantes, orques, lionnes, babouines.

Le traitement hormonal substitutif (THS)

Pendant quelques dizaines d’années, la pratique de donner à la ménopause des oestrogènes et de la progestérone a été répandue dans les pays occidentaux.

Elle a assez efficacement permis de lutter contre les bouffées de chaleur et la sécheresse vaginale. Et sa promotion a été agrémentée d’un certain nombre de promesses.

La prévention de l’ostéoporose a été une des « promesses »mises en avant pour la promotion du traitement oestroprogestatif de la ménopause. De même que celles d’un ralentissement du vieillissement et de la prévention des risques cardiovasculaires et de déclin cognitif.

Ceci avait permis une très vaste mise en place.

Mais, coup de tonnerre dans un ciel serein !

En 2002 sont publiés les résultats de l’étude Women’s Health Initiative Hormone Therapy qui a recruté entre 1993 et 1998 dans 40 centres cliniques aux USA 27 347 femmes ménopausées entre 50 et 79 ans. Elles ont reçu soit un THS soit un placebo.

Après seulement 5 ans de suivi (alors que ces traitements étaient donnés sur des dizaines d’années), les chercheurs observent chez les femmes sous THS une augmentation des risques de :

cancer du sein de 26%
infarctus de 29%
accident vasculaire cérébral de 41%
d’embolie pulmonaire de 113%

et une diminution de :

17% des cancers de l’endomètre
37% moins de cancers colo-rectaux
34% de fracture du col du fémur.

Au total pour 10 000 femmes le THS a provoqué 7 accidents cardiaques, 8 accidents vasculaires cérébraux, 8 embolies pulmonaires, et 8 cancers du sein invasifs et évité 5 fractures du col du fémur et 6 cancers colorectaux.

Ce qu’on appelle le « rapport bénéfices/risques » est, pour le moins que l’on puisse dire, très mauvais.

Encore plus quand on considère que les femmes qui n’étaient pas malades recevaient par millions ce traitement en prévention.

Une très mauvaise surprise a été aussi que la progestérone qui était censée protéger des risques de cancer du sein, s’est avérée au contraire un promoteur puissant.

Comme le THS utilisé aux Etats-Unis était à base d’oestrogènes équins et de progestatifs de synthèse, différents du THS utilisé en Europe, d’autres études ont été menées qui ont montré que l’utilisation d’une voie transcutanée pour les oestrogènes et de la progestérone naturelle représentaient moins de risques. Mais dans le cadre d’une simple prévention ils restent inacceptables.

Sur 6 000 femmes âgées de plus de 65 ans une équipe de chercheurs de l’Inserm dirigée par Pierre-Yves Scarabin (Unité Inserm 1018 « Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations »), montre que des taux élevés d’œstradiol sanguin exposent à un risque plus important d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral, donc qu’ils proviennent d’une forme orale ou percutanée

Des recommandations de ne pas utiliser le THS chez des femmes à risque de cancer du sein ou à risque d’accident thrombo-embolique et de limiter leur durée ne suffisent pas, comme le montre l’équipe Inserm « Nutrition, Hormones et Santé des Femmes« du Centre de recherche en Épidémiologie et Santé des Populations(U1018, CESP, Villejuif) avec la cohorte E3N. « Notre étude révèle que si le risque d’avoir un cancer du sein est deux fois plus important pour les femmes au moment de leur traitement, il  reste encore 1,4 fois plus important dans les 5 ans suivant l’interruption du traitement ainsi que dans les 5 à 10 ans après » déclare  Agnès Fournier de l’Institut Gustave Roussy.

On a aussi proposé de donner le THS tout de suite après la ménopause et de renoncer à traiter à distance de la ménopause.

Mais commencer un traitement hormonal de la ménopause peu de temps après l’installation de la ménopause plutôt que quelques années plus tard ne limite pas le risque de cancer du sein. C’est ce qu’indique l’étude réalisée par l’équipe « Nutrition, hormones et santé de la femme » (Villejuif) coordonnée par Françoise Clavel-Chapelon, directrice de recherche Inserm. Ces résultats se fondent sur les données recueillies auprès de 50 000 femmes de la cohorte E3N.

Pour en savoir plus sur les risques associés au traitement hormonal substitutif :

Rossouw JE et al, Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women: principal results From the Women’s Health Initiative randomized controlled trial,JAMA, 2002, 288 (3) : 321-33

Risks and Benefits of Estrogen Plus Progestin in Healthy Postmenopausal Women. Principal Results From the Women’s Health Initiative Randomized Controlled Trial, JAMA, 2002, 288, 3

The 2012 Hormone Therapy Position Statement of the North American Menopause Society. Menopause, The Journal of The North American Menopause Society, 2012, 19, 3, 257/271

 

Ménopause sans hormones

Chère lectrice, cher lecteur,

Médicalement parlant, la ménopause est l’interruption des cycles menstruels pendant douze mois consécutifs.

Le jour où cela vous arrive, cela veut dire que vos ovaires produisent moins d’œstrogènes et que vous n’avez plus la possibilité de tomber enceinte. Cela se produit entre 45 et 55 ans chez la plupart des femmes.

La moyenne se situe autour 51 ans, mais la plupart des femmes ont leur ménopause à un âge proche de celui de leur mère.

Un moment difficile à passer

C’est un moment difficile à passer. Il existe une liste horriblement longue de symptômes désagréables qui peuvent accompagner la ménopause :

  • bouffées de chaleur, transpiration nocturne, insomnie (65 à 75 % des femmes) ;
  • perte osseuse et fractures, tassement de la colonne vertébrale ;
  • modification des cheveux, poils sur le visage, changement du timbre de la voix ;
  • perte de libido, désintérêt vis-à-vis de la sexualité, sécheresse et douleurs ;
  • variations de l’humeur, anxiété, dépression et irritabilité ;
  • fonte musculaire, augmentation de la masse graisseuse, sur le ventre et les hanches.

Les femmes traitées à l’urine de jument !

La médecine a cru avoir trouvé une solution dans les années 1980 avec le traitement hormonal substitutif (THS). Il s’agissait en théorie de remplacer par des pilules les hormones que les ovaires ne fabriquent plus.

En réalité, ces traitements étaient fabriqués à base d’hormones synthétiques ou d’origine douteuse.

Ainsi, aux États-Unis, le THS standard était-il fait à base d’œstrogènes (hormones) de jument (oui, la femelle du cheval !), collectée dans les urines de l’animal ! Cette hormone était trop violente pour les femmes. Par ailleurs, le traitement contenait de la médroxyprogestérone, une hormone synthétique.

Des millions de patientes se sont engagées dans le traitement, sans savoir.

Quand les Américains décident enfin de vérifier si, par malheur, ce traitement ne provoquait pas d’effets secondaires indésirables, ce fut la douche froide : des milliers de décés par cancer du sein, AVC et démence furent répertoriés comme étant causés par le THS, lors de la Women’s Health Initiative (WHI) qui a suivi 160 000 femmes concernées par le traitement entre 1997 et 2002.

Le traitement fut massivement abandonné. En réalité ce n’étaient probablement pas les hormones en tant que telles qui étaient responsables de la catastrophe, mais ce traitement particulier.

Les hormones « bio-identiques » sont sûres

Les études qui ont suivi sur le même sujet l’ont démontré, qu’elles soient réalisées en France1, aux États-Unis2 ou en Grande-Bretagne3 : on ne retrouve pas ces effets secondaires néfastes lorsque les hormones utilisées sont des hormones bio-identiques. « Bio-identiques » signifie qu’elles sont chimiquement identiques aux hormones naturellement synthétisées par les femmes, ce qui paraît relever du simple bon sens.

Les actuels THS ne présentent donc pas de danger, en principe. Ils sont uniquement contre-indiqués en cas de cancer hormono-dépendant déclaré, c’est-à-dire certains cas de cancers du sein, du col de l’utérus, de l’endomètre, de l’ovaire, et également si vous avez déjà eu un accident type infarctus, AVC, phlébite, embolie pulmonaire.

Les hormones sont des substances naturelles, et qui se trouvent naturellement dans notre organisme

J’ai souvent expliqué ma position sur les hormones. Contrairement aux médicaments, ce sont des substances qui se trouvent naturellement dans notre organisme. Nous les fabriquons nous-mêmes dans nos glandes endocrines (thyroïde, glandes surrénales, ovaires, testicules, hypophyse…). Elles sont donc tout ce qu’il y a de plus « naturel ».

Mais elles n’évoquent que des images négatives : « poulet aux hormones », « dopage des sportifs aux hormones stéroïdes », « scandale de l’hormone de croissance contaminée », « pilule hormonale contraceptive » dont on connaît les dangers (embolie, cancer).

De plus, la consommation industrielle d’hormones féminines a des conséquences pour l’environnement. Les stations d’épuration ne peuvent les filtrer lorsqu’elles se retrouvent dans les eaux usées. L’eau du robinet des grandes villes en contient donc de petites quantités qui sont bues indifféremment par les hommes, les femmes, les enfants, sans qu’ils ne se doutent des conséquences !

Les hormones, toutes naturelles qu’elles soient, sont donc souvent devenues un problème dans la société moderne. Elles éveillent une légitime méfiance. Si vous êtes concernée, chère lectrice, vous serez certainement intéressée de savoir que des thérapeutes, médecins et phytothérapeutes (médecine par les plantes) ont élaboré des traitements hormonaux naturels de la ménopause (THM).

Traitement de la ménopause à base de plantes

Les traitements hormonaux naturels de la ménopause (THM) reposent sur des plantes médicinales qui ont des effets similaires aux progestatifs et aux œstrogènes (et qui d’ailleurs répondent aux mêmes contre-indications que les hormones bio-identiques).

On parle de « phyto-œstrogènes » et « phyto-progestagènes », le mot « phytos » signifiant « plante » en grec.

Les phyto-œstrogènes les plus efficaces sont le lin, les isoflavones de soja, le houblon, la sauge.

Les phyto-progestagènes sont le gattilier, l’achillée millefeuille, la verveine officinale, la mélisse.

Spécifiquement contre la sécheresse vaginale, il faut prendre de la sauge et compléter si nécessaire avec des ovules à placer dans le vagin deux ou trois fois par semaine comme Cicatridine Ovules, un mélange de calendula, d’hydrocotyle, d’aloès et de mélaleuca.

Mais la plante la plus efficace est l’actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa), connue déjà par les Indiens d’Amérique qui l’utilisaient pour combattre les douleurs menstruelles.

C’est une plante qui n’a pas d’action œstrogénique, contrairement à ce qu’on pensait autrefois, mais qui est très utile dans le cadre de la ménopause.

Elle fut rapidement adoptée par les colons américains, qui firent son succès commercial sous le nom de Lydia Pinkham’s vegetable Compound. L’actée à grappes noires devint le traitement officiel contre les symptômes de la ménopause en Allemagne au milieu du XXe siècle et son effet était reconnu contre les bouffées de chaleur, les accès de transpiration, les troubles du sommeil, la dépression et l’anxiété4.

Elle est aussi efficace que la tibolone (traitement médicamenteux classique contre la ménopause5) et les autres traitements hormonaux6. Elle est plus efficace que la fluoxétine (médicament anti-dépresseur7).

Elle est encore plus efficace associée au millepertuis8.

Elle ne présente aucun danger pour les femmes ayant eu un cancer du sein9.

Depuis les années 1970, c’est-à-dire depuis l’époque où l’industrie pharmaceutique a cherché à « pousser » ses traitements hormonaux substitutifs auprès des femmes, des assauts répétés ont lieu contre l’actée à grappes noires et les traitements de la ménopause à base de plantes.

L’actée à grappes noires a été victime, comme toutes les plantes, d’une campagne de dénigrement visant à persuader la population que ce remède « de bonne femme » était moins efficace que les pilules ultramodernes.

Ne tombez pas dans ce panneau. Avant tout traitement hormonal, essayez les plantes médicinales, vous vous apercevrez dans bien des cas qu’il est complètement inutile de chercher d’autres solutions plus coûteuses, et surtout plus risquées.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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